A NE NAH
Riches sont les jeunes qui vont accompagner leur mère à la plantation, un panier bercé sur le dos.
Malheureux sont les parents d'aujourd'hui qui sont incapables
de transmettre à leur progéniture les mots sacrés de la langue
maternelle.
Malheureux sont les jeunes qui s'expriment avec une fierté
négative dans les langues des autres.
Malheureuses sont nos épouses, pourtant de la racine, qui
préfèrent ne pas faire la cuisine à leur mari.
Malheureuses sont les jeunes filles qui ne savent plus où se
trouvent les rivières où elles pouvaient faire la pêche et
apprendre à vivre.
Honte à ces jeunes, qui ont la boue dans leur cerveau et la peur
dans le cœur.
Honte à nous, jeunes d'hier, vieux d'aujourd'hui qui détruisons
consciemment notre Pays.
Honte à ces nouveaux riches pauvres d'hier, qui ne voient pas ce
qui passe ailleurs, ailleurs.
Tout est dit, A ne nah pose des questions sur le quotidien, sur nos
valeurs, sur la vie tout entière. Autour de 46 poèmes qui
constituent ce recueil, l'auteur pousse son cri de la liberté,
reconstruit l'image de la femme véritable (La cocotte). C'est un
cri poussant aussi vers une révolte individuelle et collective, car
si les poèmes critiquent le comportement véreux des hommes
politiques, ils sont aussi le champ du souvenir et du retour à nos
valeurs authentiques.
BYA KE VEH
DES VERS AUX VERS
La nature. Un environnement qui offre tant de leçons à retenir sur la vie, le travail, l'infini. Assurément, c'est cette direction que ce recueil de poèmes invite le lecteur à suivre. Des vers aux vers est un voyage à travers le temps. Le passé et ses souvenirs, le présent et la contemplation qu'elle offre et le futur qui reste un idéal à parfaire.